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Décret électoral : le PM Alix Didier Fils-Aimé sera le grand perdant de ce bras de fer interinstitutionnel
Par - Mis à jour le 2026-06-03 à 01:37
Publié le 2026-06-03 à 01:36
Le PM Alix Didier Fils-Aimé accompagné des hauts responsables du CEP.
La crise s'installe entre la Primature et le Conseil électoral provisoire (CEP). Le communiqué publié par le CEP à l'issue de la rencontre tenue ce mardi 2 juin 2026 avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé révèle l'existence d'un profond désaccord autour du projet de Décret électoral devant encadrer les prochaines élections.
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Selon le CEP, le texte présenté par la Primature diffère totalement du projet soumis par l'institution électorale à l'Exécutif le 24 avril dernier. Plus grave encore, les conseillers électoraux estiment que cette démarche constitue une violation du principe d'indépendance de l'organisme électoral et un empiètement sur une compétence qui lui revient exclusivement.
Ce désaccord survient à un moment particulièrement sensible pour la transition politique. Depuis plusieurs mois, la communauté internationale, qui accompagne le processus de retour à l'ordre constitutionnel, insiste sur la nécessité d'organiser les élections au cours de l'année 2026. Or, tout conflit opposant l'Exécutif au CEP risque de retarder davantage un calendrier déjà fragilisé par l'insécurité et l'instabilité politique.
Dans le contexte actuel, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sera le grand perdant de cette confrontation institutionnelle. En effet, si ce bras de fer devait conduire à une paralysie du processus électoral ou à un report des échéances prévues, c'est principalement l'action gouvernementale qui serait remise en question, tant sur le plan national qu'international. Une telle situation fragilisera davantage la position de Alix Didier Fils-Aimé à la tête de la Primature et alimentera les inquiétudes sur sa capacité à conduire la transition vers des élections crédibles.
Le CEP, pour sa part, réaffirme sa volonté de défendre son autonomie et de conduire un processus électoral conforme aux principes de légalité, de transparence et d'inclusion. Cette posture lui permet de se présenter comme le gardien des règles démocratiques, tandis que la Primature s'expose aux critiques liées à une éventuelle ingérence dans les affaires électorales.
À mesure que les tensions s'intensifient, les perspectives d'organisation des élections en 2026 semblent s'assombrir.
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