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Élections : le CAHDOA entend prévenir une nouvelle crise en proposant une révision du décret électoral
Par - Mis à jour le 2026-08-06 à 02:50
Publié le 2026-08-06 à 02:49
CAHDOA
À l’approche de l’ouverture de la période d’inscription des candidatures, le Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative (CAHDOA) demande une ultime révision ciblée du décret électoral du 2 juin 2026. Le parti politique estime que certaines dispositions pourraient compromettre l’égalité des chances, créer une insécurité juridique et affecter le caractère inclusif du processus électoral.
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Dans une note publiée le 5 août 2026, le CAHDOA souligne que la réussite de la transition passe notamment par l’organisation d’élections « libres, transparentes et crédibles », indispensables à la restauration de la légitimité des institutions et au retour à l’ordre constitutionnel.
L’organisation attire particulièrement l’attention sur les articles 57, 58 et 59, qui, selon elle, nécessitent des clarifications afin d’éliminer les ambiguïtés relatives au registre électoral et de garantir une application uniforme du décret. Elle cible également plusieurs dispositions de l’article 153, notamment les alinéas 5, 15, 16, 17, 19 et 26.
Le collectif estime notamment que l’obligation relative à la Contribution foncière des propriétés bâties (CFPB), prévue à l’alinéa 5, manque de précision quant à son champ d’application. Il critique également les délais imposés aux agents publics concernant leur démission ou leur mise en disponibilité.
L’alinéa 19, qui exige la production de cinq déclarations fiscales définitives établies de manière régulière, continue et consécutive, préoccupe également le CAHDOA. Selon l’organisation, cette exigence pourrait exclure des citoyens pourtant éligibles au regard de la Constitution.
Le collectif demande aussi le réexamen de l’exigence d’un certificat médical prévue à l’alinéa 26.
Le dépouillement au cœur des préoccupations
Le CAHDOA salue toutefois la modification de l’article 237, qui prévoit la signature des procès-verbaux de dépouillement par les mandataires présents, au nombre de trois au maximum. L’organisation estime que cette disposition peut contribuer à renforcer la transparence et la confiance dans les résultats électoraux.
Le collectif appelle par ailleurs les partis politiques représentés au sein du pouvoir de transition à favoriser une véritable compétition démocratique et à éviter toute disposition susceptible d’entraver la libre expression de la volonté populaire.
Le CAHDOA plaide ainsi pour une révision consensuelle des dispositions qu’il juge problématiques. Il estime qu’une telle démarche permettrait de renforcer la confiance des citoyens, de réduire les risques de contestation et de consolider la crédibilité du processus électoral, alors que le pays se rapproche de la phase d’inscription des candidatures.
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