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Le BUCREL questionne la crédibilité du processus électoral et pointe un problème de sécurité juridique
Par - Mis à jour le 2026-08-03 à 14:42
Publié le 2026-08-03 à 14:42
Deux employés du CEP accompagnant le processus d’inscription des électeurs.
Le Bureau de Consultation et de Recherches en Légistique (BUCREL) tire la sonnette d’alarme sur une omission qu’il juge préoccupante dans le calendrier électoral 2026-2027 publié par le Conseil électoral provisoire (CEP). La structure spécialisée en matière légistique estime que le calendrier ne prévoit pas de période clairement consacrée au traitement des contestations de candidatures.
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Selon l’analyse du BUCREL, cette situation pourrait soulever des problèmes de sécurité juridique et de crédibilité du processus électoral, notamment en raison du calendrier particulièrement serré retenu entre le dépôt des candidatures et le début de la campagne.
Le dépôt des candidatures doit prendre fin le 2 octobre 2026, tandis que la campagne électorale est prévue pour débuter le 5 octobre, soit seulement trois jours plus tard. Or, rappelle le BUCREL, plusieurs étapes doivent intervenir entre ces deux échéances, notamment le traitement administratif des dossiers, la publication des listes préliminaires, les enquêtes du CEP, les éventuelles contestations ainsi que les recours avant l’établissement de la liste définitive des candidats agréés.
Dans une note de presse datée du 29 juillet, le BUCREL s’inquiète de l’absence d’un délai clairement identifié pour ces opérations, qui constitue, selon lui, une source d’inquiétude. La structure estime que le calendrier actuel pourrait laisser croire que certaines procédures seraient menées alors même que la campagne électorale aurait déjà commencé.
Une telle situation pourrait créer une incertitude autour du statut de certains candidats et ouvrir la voie à des contestations susceptibles d’affecter le déroulement du processus électoral.
Le BUCREL appelle ainsi le CEP à réexaminer son calendrier afin d’y intégrer une période suffisamment claire et conforme aux exigences du Décret électoral, permettant le traitement des contestations de candidatures.
Au-delà de la question technique soulevée, l’enjeu est institutionnel. La chronologie des opérations électorales constitue un élément essentiel de la transparence et de la sécurité juridique d’un scrutin. Chaque candidat, électeur et acteur politique doit pouvoir connaître les règles, les délais et les voies de recours applicables avant l’ouverture de la campagne.
Dans sa prise de position, le BUCREL considère que la conformité du calendrier au cadre juridique électoral ne saurait être une question secondaire. Le respect des différentes étapes prévues par la législation apparaît comme une condition indispensable à la crédibilité et à l’intégrité du processus électoral.
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